Mais qui donc, un jour, (c)laquera le Canard ?
Le Canard Enchaîné est connu pour ses calembours foireux (aujourd'hui: "les aumônes de croissance"), d'où, pardonnez-moi, ce titre tout aussi misérable. Il l'est aussi pour sa totale absence d'analyse, faisant son beurre - et quel beurre! - sur des scoops à deux balles et sur les coquilles de ses confrères.
De temps à autre il y va de sa petite dénonciation, toujours ad hominem, car s'attaquer à des groupes ou des systèmes est au-dessus de ses forces. Chemin faisant il est la cause d'un certain nombre de suicides, dont celui de Pierre Bérégovoy, mais "sûr de lui, fier et dominateur", il n'en a cure.
La victime du jour est un certain Gérard Gaudron, député-maire d'Aulnay-sous-Bois qui cumule ses indemnités de Maire et de parlementaire avec son allocation de retour à l'emploi versée par les Assedic. Certes, ce député-maire là n'est pas très vigilant, mais est-il pour autant un escroc ? Il dit avoir écrit deux fois à l'autorité compétente pour que cessent ces versements et pour rembourser le trop perçu. L'a-t-il fait ? Sans doute, mais peu importe en vérité, puisque le vrai coupable est connu : c'est le directeur départemental du Travail et de l'Emploi qui n'a pas fait son travail... ou trop bien fait. Mais le Canard ne s'intéresse pas à lui. Il est vrai qu'il s'agit d'un fonctionnaire, et que cette catégorie sociale représente les 2/3 des informateurs et des lecteurs dudit hebdomadaire.
Certes, le piège est gros à quelques jours des municipales, mais pourquoi se priver puisqu'aucun journaliste ne le dénonce et que l'incriminé lui-même ne semble pas l'avoir vu!
Cette histoire m'en rappelle une autre. Lorsque j'ai accompagné Michel Noir pour sa réélection en tant que député à La Croix Rousse, il était, huit semaines avant le scrutin, un homme mort (20% des intentions de vote). Le Canard y alla de son petit coup de pied de l'âne: "Michel Noir ne paye pas ses factures d'eau". La vérité, c'est que La Générale "oubliait" de les lui envoyer... et qu'il ne s'en était pas aperçu. Le même piège, le même calendrier, le même délateur. Mais nous avons réagi au moment précis où l'hebdo "satirique" (tu parles!) paraissait en kiosque, avec une simple dépêche AFP: "Pourquoi si le candidat ne payait pas ses factures ne lui avait-on pas coupé l'eau, comme à tout autre citoten ?". Le soi-disant scoop fit long feu, aucun "confrère" ne le reprit... et Michel Noir fut réélu haut la main face à Alain Mérieux.
De temps à autre il y va de sa petite dénonciation, toujours ad hominem, car s'attaquer à des groupes ou des systèmes est au-dessus de ses forces. Chemin faisant il est la cause d'un certain nombre de suicides, dont celui de Pierre Bérégovoy, mais "sûr de lui, fier et dominateur", il n'en a cure.
La victime du jour est un certain Gérard Gaudron, député-maire d'Aulnay-sous-Bois qui cumule ses indemnités de Maire et de parlementaire avec son allocation de retour à l'emploi versée par les Assedic. Certes, ce député-maire là n'est pas très vigilant, mais est-il pour autant un escroc ? Il dit avoir écrit deux fois à l'autorité compétente pour que cessent ces versements et pour rembourser le trop perçu. L'a-t-il fait ? Sans doute, mais peu importe en vérité, puisque le vrai coupable est connu : c'est le directeur départemental du Travail et de l'Emploi qui n'a pas fait son travail... ou trop bien fait. Mais le Canard ne s'intéresse pas à lui. Il est vrai qu'il s'agit d'un fonctionnaire, et que cette catégorie sociale représente les 2/3 des informateurs et des lecteurs dudit hebdomadaire.
Certes, le piège est gros à quelques jours des municipales, mais pourquoi se priver puisqu'aucun journaliste ne le dénonce et que l'incriminé lui-même ne semble pas l'avoir vu!
Cette histoire m'en rappelle une autre. Lorsque j'ai accompagné Michel Noir pour sa réélection en tant que député à La Croix Rousse, il était, huit semaines avant le scrutin, un homme mort (20% des intentions de vote). Le Canard y alla de son petit coup de pied de l'âne: "Michel Noir ne paye pas ses factures d'eau". La vérité, c'est que La Générale "oubliait" de les lui envoyer... et qu'il ne s'en était pas aperçu. Le même piège, le même calendrier, le même délateur. Mais nous avons réagi au moment précis où l'hebdo "satirique" (tu parles!) paraissait en kiosque, avec une simple dépêche AFP: "Pourquoi si le candidat ne payait pas ses factures ne lui avait-on pas coupé l'eau, comme à tout autre citoten ?". Le soi-disant scoop fit long feu, aucun "confrère" ne le reprit... et Michel Noir fut réélu haut la main face à Alain Mérieux.
Publicité