Rectificatif

Publié le par Patrick d'Elme

M. Antoine Bernheim, 85 ans, est considéré par L'Express comme "une sorte de monstre sacré de la finance", quelqu'un qui "pendant quarante ans a façonné le paysage des affaires".

 

S'ensuit une biographie  (on peut dire une hagiographie) où n'apparaît pas son passage à la tête d'Euromarché, consécutif au décès de Gérard Seul. Pourquoi ce silence sur trois ans de sa carrière ?  Serait-ce parce qu'il a réussi à couler l'affaire au point de la refourguer en catastrophe à Carrefour au prix des murs ?

Il est vrai que ce Monsieur qui donne des leçons quand on lui en demande (nos News sont très experts en flagorneries!) et trouve que ses confrères financiers étaient "trop imprudents, incompétents ou âpres", a sans doute oublié que dirigeant l'une des quatre premières entreprises de discount françaises  (avec Leclerc, Intermarché et Carrefour)  il l'a précipitée dans le mur en augmentant "subrepticement", disait-il, mais "suffisamment" ont pensé les clients, pour accroître les bénéfices de 30% ! Bien entendu, quand les clients - très rapidement - se sont aperçus que le discount n'était plus à l'ordre du jour, ils ont (comme disait André Essel, le fondateur de la Fnac) "voté avec leurs pieds". C'est-à-dire partis à la concurrence.

Chut ! Silence ! MONSIEUR BERNHEIM, c'est MONSIEUR BERNHEIM ! Mettez un financier à la place d'un commerçant à la tête de vos affaires et préparez-vous à fermer boutique.

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