L'indépendance des juges
Les juges se battent pour leur "indépendance". Une bataille corporatiste de plus. L'argument avancé: pouvoir juger les politiques quand il le faut. Rien à redire. Sauf que ces instructions concernent 1/1000 des dossiers. Pour le reste, il s'agit de citoyens comme vous et moi, ceux dont on ne parle pas dans les journaux, ceux dont les "juges" ne sont pas des ténors de la magistrature, mais des "petits juges", comme on dit, tout juste capables de célébrité à l'occasion de grosses bourdes: Bruay-en-Artois, Lépanges sur Vologne, Outreau...
Et là, bonjour l'indépendance ! Bonjour la présomption d'innocence ! Bonjour l'équité ! Le juge, sorti plus ou moins bien classé de promos pas très brillantes, c'est un petit fonctionnaire, un petit bonhomme tout seul qui, neuf fois sur dix, instruit à charge, a des revanches à prendre (mal payé, malheureux en amour...), n'écoute pas le prévenu, le tout dans une ambiance surréaliste où les avocats doivent parler à l'oreille de leurs clients, les présumés se tenir à 2m du bureau du juge (eh! dès fois qu'ils l'agresseraient !), etc. Le Moyen-Age. Non, ça ne se passe pas du tout comme dans les séries télévisées.
Si personne n'en parle, c'est parce que ceux qui ont eu le malheur de connaître cette expérience, tout innocents qu'ils puissent être, portent le poids de l'opprobre. Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu ?
Et puis qu'est-ce que ça veut dire cette "indépendance" tant revendiquée ? Un commerçant est-il indépendant de ses clients ? Un employé de son patron ? Un sous-traitant de son donneur d'ordres ? Tout le monde est évalué, partout dans le monde. Dans les dictatures comme dans l'économie de marché. Dans bien des pays les juges sont élus, c'est-à-dire choisis par les citoyens, par ceux-là même qu'ils auront à juger. Au nom de quoi une caste peut-elle revendiquer d'être au-dessus des lois, alors que son rôle est de les appliquer, au-dessus des citoyens, alors que ce sont ceux-ci qui la payent ?
Et là, bonjour l'indépendance ! Bonjour la présomption d'innocence ! Bonjour l'équité ! Le juge, sorti plus ou moins bien classé de promos pas très brillantes, c'est un petit fonctionnaire, un petit bonhomme tout seul qui, neuf fois sur dix, instruit à charge, a des revanches à prendre (mal payé, malheureux en amour...), n'écoute pas le prévenu, le tout dans une ambiance surréaliste où les avocats doivent parler à l'oreille de leurs clients, les présumés se tenir à 2m du bureau du juge (eh! dès fois qu'ils l'agresseraient !), etc. Le Moyen-Age. Non, ça ne se passe pas du tout comme dans les séries télévisées.
Si personne n'en parle, c'est parce que ceux qui ont eu le malheur de connaître cette expérience, tout innocents qu'ils puissent être, portent le poids de l'opprobre. Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu ?
Et puis qu'est-ce que ça veut dire cette "indépendance" tant revendiquée ? Un commerçant est-il indépendant de ses clients ? Un employé de son patron ? Un sous-traitant de son donneur d'ordres ? Tout le monde est évalué, partout dans le monde. Dans les dictatures comme dans l'économie de marché. Dans bien des pays les juges sont élus, c'est-à-dire choisis par les citoyens, par ceux-là même qu'ils auront à juger. Au nom de quoi une caste peut-elle revendiquer d'être au-dessus des lois, alors que son rôle est de les appliquer, au-dessus des citoyens, alors que ce sont ceux-ci qui la payent ?
Publicité