"L'affaire de Filippis"
"L'arrestation musclée de l'ancien directeur de publication de Libération tombe mal alors que les Etats généraux de la presse battent leur plein", titre France-Soir. Moi, je trouve qu'elle tombe plutôt bien, puisque ça permet d'en parler.
Chacun doit savoir que tous les matins, sur le coup de sept heures, voire un peu avant, des dizaines d'équipes de policiers ou gendarmes réveillent, partout en France, des dizaines de "présumés innocents", rarement journalistes, à grands coups de pied dans les portes, devant des enfants effarés, le gyrophare bleu tournant sur les voitures, histoire de s'assurer que tout le voisinage soit au courant, qui pour délivrer un mandat d'amener, qui pour ouvrir une garde à vue.
Dans notre démocratie soi-disant civilisée, les juges - et leurs complices, les "forces de l'ordre" - disposent de pouvoirs exhorbitants au mépris de toute humanité pour leurs concitoyens... qui pourtant les financent. Tout ceci est occulté, parce que dans 5% des cas il s'agit d'intercepter des personnes réellement malhonnêtes, et dans 1 pour mille des criminels ou délinquants.
Mais les 95% de "présumés innocents"... qui vont se révéler réellement innocents, quel recours ont-ils contre ces abus de pouvoirs, violents, oui, violents, qu'ils ne méritaient pas ? Aucun. Et ce n'est pas Mmes Dati et Alliot-Marie qui vont arranger la situation !