Les signaux faibles
Je ne résiste donc pas au plaisir du copier-coller et vous livre sans retouche deux des signaux qu'il a relevés ce mois de septembre. Evidemment, ceux qui me lisent habituellement comprendront que j'adhère à l'ensemble de cette réflexion et, plus précisément, à son diagnostic concernant la grande distribution.
Signal faible 10 : le multicanal est une évidence, pas une solution.
Nous vivons ces jours-ci la même bulle qu’en 2000 lorsqu’une entreprise annonçait la création d’un site Internet et que son cours grimpait de 10% en Bourse dans la foulée. Chacun découvre la pierre philosophale avec le « multicanal » (ou le multimodal) : TF1 développe le « JT off » et veut une radio sur la RNT (radio numérique terrestre), le Nouvel Obs se veut un site Internet avec un magazine (comme Libé avec un quotidien), Air France veut l’AGV, Fnac développe sa billetterie avec Tick&Go dans les tabacs, Boulanger (le n°2 de l’électrodomestique) se veut multimodal généraliste, discounter, pure-player, grossiste, prestataire de service, et l’on pourrait citer Apple, Nokia, Microsoft, Google qui vient de lancer Chrome, etc.
L’évidence est que le client/le consommateur changera encore plus vite demain qu’aujourd’hui. Il y a 4 milliards de téléphones portables dans le monde soit près de 2/3 Terriens, dans quelques années ils seront encore plus nombreux et auront tous Internet. C’est le consommateur qui est multicanal ou multimodal ! Il faut d’abord se poser la question « quel est mon métier », puis « comment mon client m’achète » et mon client est/sera multicanal par nature.
Signal faible 11 : voila pourquoi le hard-discount écrase les grands hypers, et encore plus demain qu’aujourd’hui.