On n'arrête pas le progrès !
Savez-vous seulement ce qu'est le "pricing out" ? Ca veut dire sortir le concurrent par le prix. Non, non, il ne s'agit pas d'être moins cher que le concurrent, ça c'est connu, ça s'appelle le discount, et c'est plutôt moral puisque le consommateur y gagne (le discounter aussi d'ailleurs, c'est la loi du double bénéfice remise à jour par la belle Ségolène sous le vocable du "gagnant-gagnant").
Là, il s'agit d'obliger le concurrent à vendre plus cher, en accroissant ses coûts. Comment ? Par exemple, en obligeant, par la loi, Amazon à facturer ses coûts d'acheminement à ses clients. En imposant aux sociétés de V.PC. de prendre à leur charge les frais de retour clients, ce que prévoit la loi Chatel votée en janvier dernier, disposition extrêmement pernicieuse parce qu'elle semble à première vue donner une liberté au client alors qu'elle va en fait multiplier les contentieux (y compris à l'initiative des concurrents) et faire monter les coûts, répercussion oblige.
Plus cynique : la grande distribution lâche un peu de lest quant aux rémunérations des salariés. On s'en réjouit (pas trop fort, car c'est bien modeste) pour eux. Quelle est la contrepartie ? Ceci passe par un "accord de branche". Autrement dit les nouvelles conditions applicables aux hypermarchés impactent directement le "hard-discount" où les frais de salaires sont encore plus déterminants dans l'établissement du prix de vente. Certes, les hards discounters appartiennent aux mêmes groupes qui détiennent les hypermarchés, mais c'est une façon prudente de ne pas se faire distancer... par soi-même. Et puis, surtout, mieux vaut tenir éloigné d'éventuels entrants sur le marché du bas prix. Pour faire de bonnes affaires, autant rester en famille.
Là, il s'agit d'obliger le concurrent à vendre plus cher, en accroissant ses coûts. Comment ? Par exemple, en obligeant, par la loi, Amazon à facturer ses coûts d'acheminement à ses clients. En imposant aux sociétés de V.PC. de prendre à leur charge les frais de retour clients, ce que prévoit la loi Chatel votée en janvier dernier, disposition extrêmement pernicieuse parce qu'elle semble à première vue donner une liberté au client alors qu'elle va en fait multiplier les contentieux (y compris à l'initiative des concurrents) et faire monter les coûts, répercussion oblige.
Plus cynique : la grande distribution lâche un peu de lest quant aux rémunérations des salariés. On s'en réjouit (pas trop fort, car c'est bien modeste) pour eux. Quelle est la contrepartie ? Ceci passe par un "accord de branche". Autrement dit les nouvelles conditions applicables aux hypermarchés impactent directement le "hard-discount" où les frais de salaires sont encore plus déterminants dans l'établissement du prix de vente. Certes, les hards discounters appartiennent aux mêmes groupes qui détiennent les hypermarchés, mais c'est une façon prudente de ne pas se faire distancer... par soi-même. Et puis, surtout, mieux vaut tenir éloigné d'éventuels entrants sur le marché du bas prix. Pour faire de bonnes affaires, autant rester en famille.
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