Bordeaux, la belle endormie...

Publié le par Patrick d'Elme

Je vis à Bordeaux depuis deux ans, plus par obligation familiale que par choix. Mais comme je suis plutôt sociable, je me suis évertué à me constitué quelques petits réseaux : des consultants, d'anciens collaborateurs, des universitaires, des intellectuels, des chefs d'entreprise,des retraités et aussi des gens tout simples connus au bar le plus proche et qui vous ont disent long sur la "vraie vie". Enfin, quels qu'ils soient, même s'ils ne sont pas très nombreux, tous sont très sympathiques.

On disait que Bordeaux était, sous Chaban, la belle endormie. Que sous Juppé elle est devenue la belle oubliée. Comprenez: la ville est devenue belle, active, dynamique... et n'est pas reconnue comme telle. Ce n'est pas mon avis, qui pense être un témoin relativement objectif.
 
Certes, la ville offre une superbe façade (faut-l dire "vitrine" ?) sur la Garonne. Classée Unesco et très bien éclairée. L'arrière-cour est beaucoup moins glorieuse. Disons-le, bien des quartiers sont laids, très laids, voire sordides. 

Côté dynamisme, c'est zéro. Le classement de l'attractivité des villes françaises établi par Ernst & Young (en toute indépendance) en témoigne.

Il y a 6 mois la Région Aquitaine + la Communauté urbaine + le Conseil général + la Ville de Bordeaux, ont confié à un Bureau de développement économique (le BRA) le soin de promouvoir l'entité "Bordeaux-Gironde" au niveau international, histoire de faire venir des investisseurs. Trois agences de communication de très haut niveau (Publicis, Tbwa, Lowe Strateus) ont concouru, mobilisant des centaines d'heures de travail. Alors ? Alors quoi ? Les élus (Juppé, Rousset, Feltesse, Madrelle) n'ont toujours pas trouvé le temps de recevoir  les candidats... Rien ne presse, certes, comme chacun sait l'économie est en plein essor ! Bref, méprisant et lamentable.

Drôle de ville que celle-ci, assise sur ses barriques. 

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vincent flores 12/06/2011 23:45


Bonjour, je tiens premierement à remarquer que votre est intéressant car bien étayé et fondé sur des sources fiables. Cependant, votre objectivité peut être remise en cause quand on s'aperçoit, dès
la 1ere ligne, que vous déclarez que vous êtes à Bordeaux plus par obligation que par choix. De plus, il faut éviter la caricature en disant qu'il n'y a que les quais de la garonne et la place de
la Bourse qui soient les centres d'interets...( ex : place pey-berland, grand théatre, rue sainte catherine et j'en passe...). Concernant le dynamisme, il est vrai qu'il fut longtemps quasi
inexistant et qu'aujourd'hui il pourrait encore etre développé dans d'autres domaines que le vin, mais est-elle la seule ville qui compte principalement sur son activité dominante, en délaissant
quelque peu les autres secteurs?
Ne voyez pas dans mon commentaire un caractère partisan,et je reconnais que certains quartiers bordelais un peu isolés ne sont pas reluisants. je voulais toutefois remettre certaines de vos
observations dans le contexte approprié.


eric pinton 29/06/2009 14:43

Il est clair qu'aujourd'hui, certaines collectivités affichent un réel mépris pour les entreprises privées : appels d'offres traités par-dessus la jambe, conditions d'attribution étonnantes, gestion parfois déplorable des machés signés... Si le client est roi - encore que les meilleurs clients agissent souvent en partenaires - les collectivités s'affichent parfois comme des despotes (bien mal éclairés).