Texte Libre

Jeudi 19 juin 2008
... puisqu'il n'est question que de lui !  Je n'ai franchement jamais eu beaucoup de sympathie pour le bonhomme qui paraissait hautain dans sa communication, limite méprisant, et pas forcément judicieux dans ses choix (quoique je n'ai aucune compétence en ce domaine).

Qu'il fasse sa demande "officielle" en mariage à la télévision est certes affligeant... Mais nous sommes dans les années Sarko, et "elle est pas belle ma femme ?" ne me paraît pas plus relevé !

Surtout, la curée actuelle a de mauvais relents. Haro sur le vaincu. Chacun d'y aller de son petit couplet, pour se placer pour l'avenir, ou de sa grande "Une" pour vendre davantage d'exemplaires. Pitoyable.

Enfin, je m'étonne qu'en cette période où être "décalé" est un must, personne n'ait vu dans sa déclaration médiatique à la belle Estelle qu'il pouvait y avoir une once d'humour !
Par Patrick d'Elme
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Jeudi 19 juin 2008
Lu dans un dépliant "grand public" destiné aux visiteurs d'une exposition intitulée: "Less is less, more is more, that's all" qui se tient au CAPC (Musée d'art contemporain de Bordeaux): "Si le modernisme pour élever l'âme et transformer l'homme avait fait le pari de dire moins pour signifier plus, en 1973, Présence Panchounette renversera l'oxymore la plus célèbre de l'art du XX° siècle pour en faire un banal pléonasme".

Même après avoir consulté mon Larousse qui me dit qu'un oxymore désigne le rapprochement de deux mots qui semblent contradictoires ("un silence éloquent"), je n'ai toujours pas compris ce que Charlotte Laubard, commissaire de l'exposition a voulu dire.

Sans paraphraser notre cher Président Nicolas Sarkozy ("Je ne suis peut-être pas très intelligent, mais tout de même..."), et bien qu'ayant commencé ma carrière comme critique d'art (génération Daniel Abadie, Olivier Nanteau, Catherine Millet, Michel Claura, etc.), époque Jean Nouvel, Daniel Buren et pas mal d'autres, non, vraiment, je ne comprends pas ce que Présence Panchounette a renversé.

En revanche, je n'ai pas été étonné du très, très, vraiment très faible nombre de visiteurs.
Par Patrick d'Elme
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Jeudi 19 juin 2008
La grève de la télé combinée à la mort de Cyd Charisse nous ont donné l'occasion de revoir Singin'in the rain (et en couleurs... pour une fois plutôt réussi). Le film a été tourné en 1952, il y a donc 66 ans. C'est prodigieux de modernité. Tout y est... Achetez le DVD.
Par Patrick d'Elme
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Vendredi 13 juin 2008
Bien sûr, la tentation est grande de dire à ce 1% des habitants de l'Europe "arrêtez de nous emm...", on a déjà eu notre Fabius pour faire joujou entre son ambition personnelle et la nôtre de devenir un continent significatif face aux USA, à la Chine, à la Russie, à l'Inde; bien sûr, on sait que la campagne du "non" a été financée par la CIA (comme précédemment la nôtre ?), pas pressée de voir l'Europe accoucher de son identité;  bien sûr...
Mais c'est toujours intéressant d'essayer de comprendre... Que nous disent les Irlandais ? Que la démocratie est plus vertueuse que l'administration, parce que l'une rend des comptes et l'autre pas. Or, Bruxelles ne rend pas de comptes de ses innombrables erreurs passées.
Par Patrick d'Elme
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Jeudi 12 juin 2008
La CGT, dont le visage sympathique de son leader Bernard Thibault (devenu depuis hier prétenduement martyr des "grandes oreilles"), ne peut faire oublier ses fondamentaux, vient de frapper fort. Parmi ses effectifs figurent de longue date les employés du Syndicat du Livre, très bien payés, omnipotents, qui embauchent à la place des managers ceux qui sont appelés à leur succéder, etc.
Bref, un système pourri, qui, depuis la dernière guerre (ça commence à dater!), ne récompense pas la compétence, mais la subordination aux pontes syndicaux.
Les NMPP qui diffusent les journaux payants (pas une multinationale, une coopérative franco-française!) envisagent de rendre plus compétitif leur système, ce qui suppose de revoir leurs effectifs à la baisse. Oh! pas grand monde: 350 personnes. Avec les départs à la retraite ordinaires, ce devait passer comme une lettre à la Poste..
Qu'il puisse y avoir des progrès tecnologiques dans la logistique, les transports, qu'il y ait de nouvelles concurrences, comme les "Gratuits" qui n'ont pas besoin des NMPP, ou Internet, qui n'a besoin de personne, ça n'émeut pas nos "brav'gars" du Syndicat du Livre. "3000 on est, 3000 on restera!".
La vie continue sur Internet. Sans vous...
Par Patrick d'Elme
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Jeudi 12 juin 2008
Pour les anciens journalistes, dont je suis, et pour ceux qui sont encore en activité, Christophe Barbier est la honte de la profession. Devenu "patron" de l'Express (pauvres Servan-Schreiber, Giroud, Jean-François Revel et consorts), ce jeune homme précipite un hebdomadaire respectable au-delà des loufoqueries de VSD ou des turpitudes du Canard Enchainé! C'est qu'il faut vendre, ma bonne dame! Alors allons-y pour une "Une"" Fillon-Sarkozy titrée "Pourquoi ils se détestent"... et quand le premier ministre lui demande ce qu'il en sait, le Barbier n'a rien à répondre et dérive vers une autre rumeur, un autre ragot. Pitoyable, pathétique!
Par Patrick d'Elme
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Lundi 9 juin 2008
Bon, c'est acquis, on va s'en prendre pour quelques semaines... du foot, puis des Jeux. On sort à peine de Roland Garros que commence Wimbledon... Et bientot les chevaux... C'est essoufflant, même devant la télé, on ne sait plus ou donner de la zapette...
Bon, trève de plaisanteries. Il y a des constantes. Les arbitres de foot (et de tennis) ne veulent pas entendre parler de technologie vidéo. Pourquoi ? Au royaume du rugby, ça ne pose pas de problème... Les arbitres de foot , eux, sont des mauvais joueurs. Ils savent que leur incompétence éclatera au grand jour si la vidéo s'en mêle.
Bon, il y a des constantes: ceux qui sont en place ne veulent pas être remis en cause. C'est comme les fonctionnaires, les juges, les "enseignants"... Ceux qui ont le pouvoir, le sifflet entre les dents, ne veulent pas prendre le risque d'être confrontés au penalty. Sûr qu'il y aurait un risque.
Par Patrick d'Elme
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Dimanche 1 juin 2008

On savait la bêtise généreusement distribuée. Ceux qui avaient encore quelques illusions les auront perdues après avoir lu le livre de Catherine Malaval et Robert Zarader (La Bêtise économique, chez Perrin éditeur). J’apprends, dans l’Express de la semaine dernière, que le patron de l’Ena accueille sa future promotion en ces termes : « Il y a partout 20% de crétins. Je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas autant parmi vous ». Peut-être même devrait-il revoir sa statistique à la hausse !

A travers les trois « affaires » - Lu-Danone, Metaleurop Nord et Lassalle-Toyal -, les trois feuilletons devraient-on dire, qui ouvrent ce livre, ce qui frappe c’est l’absence de réflexion généralisée, le panurgisme qui fait emboîter à presque tous les acteurs, politiques, media, opinion, le même chemin. Personne ne semble jamais se dire : et si tout ça n’était pas vrai ? et si je m’intéressais à l’autre moitié du verre vide ou plein ? comment s’écrit le recto de la page ?

Ce qui frappe aussi, c’est le confort à répéter « de source sûre » l’histoire déjà entendue, la confortant ainsi de proche en proche (on en eût un exemple récemment avec l’annonce prématurée de la mort de Pascal Sevran), l’absence quasi-totale de vérification des sources par des journalistes de moins en moins exigeants…

Ce qui frappe enfin, c’est l’inculture économique des politiques, plus pressés de parler que de prendre le temps de la réflexion. Aujourd’hui, semble-t-il, ce qui compte, ce n’est pas ce qu’on pense, ni même ce qu’on dit, mais quand on le dit.

Dans leur introduction, les auteurs observent, à propos de l’affaire récente de la Société Générale : « A son propos, gauche et droite délivrent un même discours : tout faire pour qu’elle reste française. Mais avec quelle logique économique ? Doit-on craindre de voir des agences délocalisées en Slovénie ? » Il est vrai que lorsque le patriotisme s’en mêle (et c’est un peu le cas des trois exemples développés), la bêtise passe la surmultipliée. En 14, beaucoup sont partis casser du boche la fleur au fusil... et n'en sont pas revenus.

 

 

Par Patrick d'Elme
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Vendredi 30 mai 2008
Georges Pompidou, qui, lui, ne manquait pas d'humour (et de culture), fraîchement élu Président de la République, disait : "ce qui est ennuyeux dans ce métier, c'est qu'il n'y a pas de promotion possible". Dans un autre registre, et plus récemment, le groupe d'assurances UAP était très fier d'être "N°1 de l'Assurance en France". Il a été mangé tout cru par Axa, qui ne clame pas qu'il est premier (alors qu'il l'est bel et bien) mais préfère dire qu'il s'attelle à "réinventer le métier". Modeste, courageux, intelligent.
TF1, dont les dirigeants historiques Le Lay et Mougeotte, certes âgés, n'avaient une vision que du présent (1), TF1 va mal. Et même très mal. Chute régulière de l'audience, et, conséquence, chute des recettes publicitaires nettes (3,7%), et... effondrement du titre: - 51,2% ! On a coutume de dire, pour ce qui est du commerce, que "les clients votent avec leurs pieds". Avec la télé, c'est moins fatigant, ils votent, assis dans leur canapé, avec leurs doigts sur la zapette. Et ça donne quoi, quand on les écoute ? "Etonnez-moi", "marre des rediffusions", "le cinéma plutôt que la téléréalité", "ça ronronne, pas de créativité, manque d'audace", "Cauet et Dechavanne, ça racle le fond!", etc. (verbatim).
Eh! bien ça me réjouit de voir une fois de plus que mes concitoyens sont des gens intelligents et pleins de bon sens, qu'ils ne veulent sans doute pas, après le boulot, être saturés de culture élitiste, mais qu'ils ne veulent pas non plus être pris pour des ânes. Et que leur esprit n'est pas une part de cerveau disponible pour la pub. Bon courage M. Nonce Paolini. Je ne crois pas à vous lire que vous ayiez réellement pris la mesure du problème, mais je ne suis pas à votre place. D'ailleurs, si je souhaitais être à la place de quelqu'un, je préférerai être à celle du patron de M6, la "petite chaîne" si longtemps méprisée et qui, telle nombre de challengers, ne cesse de grimper.

(1) Payés comme ils l'étaient, il fallait être singulièrement aveugle (ou stupide) pour ne pas avoir vu arriver la TNT, Internet, la t.v. sur téléphone !
Par Patrick d'Elme
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Lundi 26 mai 2008
Dans la fable, les deux partent en même temps, mais le lièvre batifole tandis que la tortue poursuit obstinément, lentement, son chemin. A l'arrivée, la tortue est première... et le lièvre bien essoufflé! On peut se demander si la célèbre Loi Aubry, qui eut pour effet de demander aux Français de faire en 35 heures ce qu'ils faisaient avant en 39, n'est pas du même tonneau. En tous cas, on n'a jamais été autant stressé, consommateur d'anxyolytiques... et en congés maladies que depuis qu'on est prié de "profiter de la vie" par injonction socialiste.

La Loi Aubry, c'est un comble, a finalement accru la pénibilité au travail! Qu'on en juge: avec 4,5% de taux d'absentéisme (hors maternité et congés conventionnels), la France est championne d'Europe. On était déjà champion toutes catégories pour le nombre de jours annuels de congés! On vous dira certes que nous avons la meilleure "productivité" mondiale. C'est la moindre des choses pour des gens qui travaillent aussi rarement, aussi peu de temps, qui sont aussi souvent malades... et qui mettent leurs "seniors" au placard aussi tôt. On a donc la meilleure productivité "à l'heure", mais pas en cumul. Sinon, ça se verrait dans la balance commerciale.

Ce qui est le plus cocasse, c'est de voir comment se répartit l'absentéisme: 13,4% dans la fonction publique territoriale, 10,9% dans la fonction publique d'Etat, 5,8% dans les entreprises privées. Voilà une statistique qui donne raison à Courteline, "l'ami des fonctionnaires", et à Henri Salvador: "Le travail, c'est la santé!"
Par Patrick d'Elme
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