Texte Libre

Jeudi 11 septembre 2008
Catherine qui ? Ben, Catherine M, Catherine Millet, la coqueluche de la presse, quoi !  Je l'ai connue quand elle avait 15 ans (et moi 17), alors qu'étudiant (pas professeur) j'étais censé lui donner des cours de maths au domicile de mes parents. C'est vrai qu'on parlait plus poésie qu'algèbre ! Mais "on n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans/ un beau jour foin des bocks et de la limonade..." Jusqu'alors ce souvenir était tu, mais puisqu'elle le livre à l'Express, voici:

" [...] Cette ambiguïté, Catherine Millet l'a comprise dès l'adolescence, lorsqu'elle a surpris sa mère embrassant son amant [...] sur le seuil de l'appartement familial. Ce qui la choqua n'était pas tant de savoir que sa génitrice [...] allait voir ailleurs - visiblement son père en faisait autant - que d'être renvoyée à ses propres pulsions. C'est un professeur de mathématiques (sic), poète à ses heures, qui en fit les frais. Il n'en fallait pas plus pour que la midinette - que Millet, au fond, n'a jamais cessé d'être - accessoirement écrivaine en herbe, tombe amoureuse.
'Ce fut le premier à qui j'ai montré mes textes, se souvient-elle. Déjà, à l'époque, les écrits et ma vie sentimentale étaient intimement mêlés' "

Et, plus loin: "Si l'enseignant repoussa ses avances, il présenta néanmoins à Catherine sa clique de prosateurs amateurs. Et notre ambitieuse, à peine majeure, se trouva propulsée dans les cercles germanopratins qui la faisaient rêver, entre le Tel Quel de Sollers et les Lettres Françaises d'Aragon (qui lui confia une chronique). Elle en était maintenant. Et elle n'était pas prête d'en être délogée."

Eh! bien, 45 ans plus tard, je ne crois pas "avoir fait les frais" de qui que ce soit, mais je conserve plutôt l'agréable souvenir d'avoir conforté une jeune fille pleine de talent, certainement plus douée pour la littérature que pour les maths, vers son destin. Et, aussi modeste fut ma contribution, j'en suis fier. Pareilles aventures, certes moins spectaculaires, me sont arrivées plusieurs fois dans ma vie. Et c'est bon de faire grandir les autres.
Par Patrick d'Elme
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Samedi 6 septembre 2008

L'équipe de France de football vient de perdre un match de qualification 3 à 1 contre l'Autriche. Je ne suis pas un grand, ni même petit, spécialiste du football, et d'ailleurs je subodore que ça n'intéresse pas beaucoup de mes lecteurs, mais je crois avoir quelque compétence en management d'équipe.

Quand on a dans son effectif  15 des 100 meilleurs joueurs d'Europe, qui tous sur le terrain s'évertuent à donner le meilleur d'eux-mêmes, pauvres bougres ne sachant que faire du ballon (alors que dans leurs clubs respectifs ils excellent), la question est : y a-t-il un pilote à bord ? Autrement dit : que fait l'entraîneur ?

Bêtement, partout, le rôle d'un entraîneur est d'entraîner, ou, si le mot est ambigu, d'enthousiasmer. Quand on voit notre triste, très triste, perpétuellement triste Domenech tout juste capable à la fin du match, questionné par le journaliste de service, de dire qu'il a "ses impressions personnelles", mais qu'il n'en parlera qu'après avoir revu le film du match, on a tout compris. Ce type n'enlèvera jamais le Pont d'Arcole. S'il est enfin chassé, après tant d'échecs accumulés et jamais sanctionnés, alors cette défaite sera peut être une chance pour l'avenir de notre équipe.

Par Patrick d'Elme
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Jeudi 4 septembre 2008
Un seul homme pouvait être capable d'autant de cynisme (du grec, kunos, chien), un seul, celui-là même qui a assassiné le Parti socialiste en 2005 en s'engageant pour le non au référendum contre l'avis majoritaire de son parti (en matière de "trahison", autrement plus conséquent que le pas de clerc de Jacques Lang !),  celui-là même que Hollande et les siens n'ont pas osé exclure, énorme faute politique dont on ne sait toujours pas la raison, celui-là même qui est responsable non seulement du désespoir des militants et, pire, de l'absence d'une opposition démocratique significative, celui-là même qui continue d'entretenir les divisions, pérorant à tout bout de champ, faisant le beau devant les caméras... l'horribilus Laurent Fabius !
Par Patrick d'Elme
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Mercredi 3 septembre 2008
Qui a dit dans la débâcle Rochelloise : "Les militants sont désespérés, déboussolés, souvent en colère"  ? Michel Rocard ? Pierre Mauroy ? Mme Mitterrand ? Quelqu'un d'autre ? Mais qui ?
Réponse (trop drôle) demain.
Par Patrick d'Elme
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Vendredi 29 août 2008
Voici une vraie question, plus costaude encore que celles des oiseaux, des chats et des zèbres ! Quand je parle de M. Mailly, je parle bien de Jean-Claude Mailly, patron de F.O., le plus looké de nos syndicalistes. Oui, en quoi le patron de Force Ouvrière est-il habilité à prendre position sur l'organisation administrative (et politique) de la Nation ? A-t-il été mandaté par ses membres à de telles fins ? Non, bien évidemment, mais ça ne l'empêche pas de se lâcher péremptoirement dans une itw récente publiée par "Aujourd'hui en France". Il y déclare : "Je suis très attaché à l'existence des départements."

Il serait indécent de penser que ce soit pour "sauver" quelques dizaines de milliers de fonctionnaires de plus...

Mais enfin... Alors que les départements ont été créés il y a 200 ans, quand 50 kms étaient une distance longue à parcourir, après avoir conçu depuis 22 régions (qu'on devrait d'ailleurs ramener à 10 dans un pays de moins de 70 millions d'habitants), et alors qu'on développe partout l'intercommunalité, maille nécessaire qui oblige les élus locaux à rechercher des synergies économiques au-delà de leur clocher, à quoi servent les départements de Napoléon ?

C'est toujours et toujours, encore et encore la politique du "touche pas à mon..." , cette-fois "département" (on a même vu un mouvement de députés - plus démagos qu'eux, tu meurs ! - militer pour sauvegarder le numéro de leur bout de prairie sur la plaque des voitures).

Dur, dur de réformer un vieil Etat !
Par Patrick d'Elme
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Mardi 26 août 2008
J'avais attiré votre attention, le 1er aout dernier, sur cette question : "Les oiseaux ont-ils des fesses ?", autrement plus importante que l'unique menu de nos news qui se résumait à "Comprendre la Chine". En cette rentrée littéraire, les éditeurs viennent à ma rescousse et proposent:
- Pourquoi les rayures ont-elles des zèbres? de Jean-Baptiste Giraud (Ed. du Moment, 14,95€), et
- Les chats ont-ils un nombril ? de Paul Heiney (EDP Sciences, 16€).

Bonne lecture !
Par Patrick d'Elme
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Samedi 9 août 2008
Ils sont indécrottables ces syndycalistes de la fonction publique qui refusent toute idée d'évaluation extérieure ! Ainsi Jean Fabbri, secrétaire général du Snesup-FSU, dans "Libé" aujourd'hui:
Trois facultés françaises seulement dans le top 100 du classement de Shangaï ? Réponse: "Ce classement n'est pas pertinent".
Que pensez-vous de la proposition de la ministre d'établir un 'classement européen' ? Réponse: "C'est ridicule. Il faut laisser chaque communauté universitaire s'évaluer avec ses règles propres". Et, plus loin: "Les efforts doivent porter sur le recrutement". Ben voyons !
Comment envisagez-vous la rentrée ? "Combative. Le comportement autoritaire du Gouvernement n'est pas favorable à la liberté de la science et de la pédagogie".
On croit rêver...
Mais que fait ce Monsieur Fabbri, que font ses collègues qui, années après années, dégradent le prestige de la Sorbonne (et de nos universités en général) au rang de musée Grévin, pour revendiquer toujours plus de moyens ? Ne devraient-ils pas plutôt s'estimer heureux de toucher un salaire payé par des contribuables bien dociles ?
Par Patrick d'Elme
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Samedi 2 août 2008
Je n'ai aucune sympathie particulière pour Bernard Tapie, ni pour Christine Lagarde d'ailleurs, pas plus que d'inimitié, mais je suis une fois de plus atterré par la légèreté de nombre de journalistes qui s'adressent à leurs lecteurs comme si on était au "Café du Commerce". Ainsi de Thierry Philippon, qui publie sur une presque pleine page un article sur l'affaire Tapie dans le Nouvel Obs de cette semaine sans aucune enquête, sans apporter aucun fait nouveau ni aucun élément de preuve. Je transcris ci-dessous la réponse que je lui ai adressée:

Cher Monsieur,

Avant d'écrire votre petit pamphlet à deux balles (comme dirait Fadela), vous auriez pu, en tant que journaliste, vous documenter:

-  Tout le monde devrait savoir depuis la publication de "Gagner", au début des années 80 (écrit par notre confrère André Bercoff), signé Bernard Tapie, que le faux enquêteur de l'Ifop plaçant des postes de télévsion au porte-à-porte dans les HLM était un petit malin... mais aussi un escroc,

-  La profession devrait avoir l'humilité de se souvenir, avant de plaider la cause des contribuables, que c'est elle qui l'a porté au pinacle, qui a vendu beaucoup d'exemplaires en en faisant sa une (dont le Nouvel Obs), qui en a fait un ministrable,  puis encore vendu beaucoup d'exemplaires en sonnant l'hallali (id. pour le N.O),

-  Enfin, chacun sait que la SBDO, filiale des basses oeuvres et coups tordus du Credit Lyonnais, était une entreprise bien plus escroc que n'aurait pu jamais l'être Bernard Tapie. Faites nous plutôt un papier sur cette défunte société, dont les agences étaient judicieusement installées près des tribunaux de commerce, des administrateurs et liquidateurs judiciaires, et dont les dirigeants n'ont jamais été poursuivis...

Et posez vous la question de savoir à qui Mme Lagarde a-t-elle réellement rendu service en refermant le dossier ! Je ne crois pas en effet qu'elle ait voulu "accrocher son destin politique à l'affaire Tapie". Avant de poser la question à vos lecteurs dans votre conclusion et de faire du "style" (drôle d'idée), vous auriez pu vous la poser à vous même.

Cordialement,

Patrick d'Elme

Par Patrick d'Elme
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Vendredi 1 août 2008
A l'heure où tout le monde (dont nos trois news consanguins, l'Express, le Nouvel Obs, le Point) veulent nous faire "Comprendre la Chine", je trouve cette question sur les oiseaux plutôt rafraîchissante. Il est temps de s'occuper de choses sérieuses ! Avez-vous un avis sur la question ?
Par Patrick d'Elme
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Mardi 22 juillet 2008
Jack Lang est le vrai créateur de la Fête de la Musique. Nulle part dans le monde on ne lui en conteste la paternité. Il mérite un bravo.

 Il a été aussi un très long ministre de l'Education nationale, le temps d'organiser les choses lui a été donné, il n'en est issu que des plus cancres qu'avant, pas un qui ne parle couramment anglais en sortant du bac. Il est vrai que Jacques (pardon "Jack") n'est pas non plus très doué dans cette matière. Sérieusement, là, il mérite un zéro..

On vient de modifier la Constitution (ce dont tout le monde se fout, sauf les restaurateurs proches du Château de Versailles), à une voix près. La sienne. C'est un héros !
Par Patrick d'Elme
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