Texte Libre

Mercredi 14 janvier 2009
Les juges se battent pour leur "indépendance". Une bataille corporatiste de plus. L'argument avancé: pouvoir juger les politiques quand il le faut. Rien à redire. Sauf que ces instructions concernent 1/1000 des dossiers. Pour le reste, il s'agit de citoyens comme vous et moi, ceux dont on ne parle pas dans les journaux, ceux dont les "juges" ne sont pas des ténors de la magistrature, mais des "petits juges", comme on dit, tout juste capables de célébrité à l'occasion de grosses bourdes: Bruay-en-Artois, Lépanges sur Vologne, Outreau...

Et là, bonjour l'indépendance !  Bonjour la présomption d'innocence ! Bonjour l'équité ! Le juge, sorti plus ou moins bien classé de promos pas très brillantes, c'est un petit fonctionnaire, un petit bonhomme tout seul qui, neuf fois sur dix, instruit à charge, a des revanches à prendre (mal payé, malheureux en amour...),  n'écoute pas le prévenu, le tout dans une ambiance surréaliste où les avocats doivent parler à l'oreille de leurs clients, les présumés se tenir à 2m du bureau du juge (eh! dès fois qu'ils l'agresseraient !), etc. Le Moyen-Age. Non, ça ne se passe pas du tout comme dans les séries télévisées.

Si personne n'en parle, c'est parce que ceux qui ont eu le malheur de connaître cette expérience, tout innocents qu'ils puissent être, portent le poids de l'opprobre. Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de fumée sans feu ?

Et puis qu'est-ce que ça veut dire cette "indépendance" tant revendiquée ? Un commerçant est-il indépendant de ses clients ? Un employé de son patron ? Un sous-traitant de son donneur d'ordres ? Tout le monde est évalué, partout dans le monde. Dans les dictatures comme dans l'économie de marché.  Dans bien des pays les juges sont élus, c'est-à-dire choisis par les citoyens, par ceux-là même qu'ils auront à juger. Au nom de quoi une caste peut-elle revendiquer d'être au-dessus des lois, alors que son rôle est de les appliquer, au-dessus des citoyens, alors que ce sont ceux-ci qui la payent ?


Par Patrick d'Elme
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Mardi 13 janvier 2009
Dans le mille !  Etait-ce vraiment nécessaire ?
Par Patrick d'Elme
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Mardi 6 janvier 2009
Israel mène 532 à 4, dont trois points contre son camp. L'arbitre (américain) n'est pas contre des prolongations. Il pourrait même y avoir une séance de tirs au but.
Par Patrick d'Elme
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Samedi 27 décembre 2008

Je lis dans Le Monde d'hier qu'un certain Philippe Moati, directeur d'études au Credoc, pense que "l'hyperconsommation, dont le modèle reste l'hypermarché à la française, est en perte de vitesse. Sensibilisés aux enjeux environnementaux, les Français éliminent le superficiel et le superflu.

"
Plus loin, Mme Dominique Lévy-Saragossi, directrice des études stratégiques à TNS-Sofrès, affirme qu' "avec le vieillissement de la populaion, les ménages n'ont plus forcément besoin de faire leurs courses dans les hypers de la périphérie. Un lieu rejeté par les classes moyennes comme symbole d'une consommation débridée passée de mode."

Ce même jour, dans Capital, Philippe Houzé, président du Groupe Galeries Lafayette (et donc de Monoprix), ne dit pas autre chose: "Les hypermarchés souffrent en ce moment. Ils sont trop grands et le choix est trop important, ce qui occasionne une perte de temps."

Celles et ceux qui me lisent depuis longtemps dans la presse économique ou sur ce blog n'ont pas eu besoin d'attendre le lendemain de Noël 2008 pour connaître cet inéluctable destin. Que j'ai eu raison un peu avant d'autres, je n'en tire aucune gloire. Comme disait Edgar Faure: "On a toujours tort d'avoir raison trop tôt".

 

En réalité, ce qui me surprend le plus c'est qu'un "petit génie de la finance", Bernard Arnault, ait investi autant de sa fortune dans ce secteur en perdition. On raconte qu'il s'agissait de faire un coup spéculatif (avec M. Bazin) sur les actifs immobiliers. Sans doute, mais alors ce n'était pas très élégant... et, surtout, c'est raté.

Par Patrick d'Elme
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Lundi 22 décembre 2008

Dans un roman publié en 1997 (Coeur d'Afrique), Eric Fottorino, devenu depuis le patron du quotidien Le Monde, écrivait: "Un article est une grande soustraction, une merveilleuse ellipse [...] Sujet, verbe, sujet, verbe... pour les adjectifs, revenez me voir demain."

 

Cette lecture me rappelle une anecdote. Quand j'ai rédigé l'un de mes premiers rapports annuels pour une entreprise du CAC 40, le p.d.g. m'avait dit: "Ce texte est vraiment parfait. Supprimez tous les adjectifs, il n'en sera que meilleur".

Par Patrick d'Elme
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Mardi 16 décembre 2008
Ce nom ne vous dit rien ? C'est celui de la directrice pédagogique des Ateliers beaux-arts de Paris. Et Christophe Girard ? C'est son chef, adjoint à la Culture du Maire de Paris. Ces deux personnages ont joint leurs efforts pour que cesse l'intolérable pratique du "cornet". Quoi, le cornet ne vous dit rien non plus ? Le cornet, c'est cette feuille de dessin roulée dans laquelle les étudiants déposent un peu d'argent à l'attention du modèle pendant que celui-ci se rhabille derrière le paravent !

Nous voici rassurés. A l'heure où les milliards de dollars valsent d'un bout à l'autre de la planète, il y a des gens sérieux qui s'occupent des petits problèmes et auxquels il reste suffisamment d'énergie pour emm... les petites gens.
Par Patrick d'Elme
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Mardi 9 décembre 2008
Retenez bien ce nom: Franck Rastoul. C'est celui d'un procureur barbare (pléonasme) qui a tenu à traduire en justice, alors qu'il n'y avait aucune demande des parties civiles, ce pauvre type qui avait oublié son gamin dans sa voiture, mort de trop de soleil, et qui ne s'en remettra jamais. Ce procureur est un salaud.
Par Patrick d'Elme
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Dimanche 7 décembre 2008
Le casse du siècle, soi-disant. Tout d'abord, n'exagérons pas, nous ne sommes qu'en 2008, il reste 92 ans pour en faire de plus beaux... espérons-le pour le tirage des journaux. Ce qui est scandaleux dans cette affaire, ce ne sont pas les cambrioleurs, mais qu'il puisse y avoir 85 millions d'euros de "marchandises" dans une petite boutique de l'Ave Montaigne. Combien alentour ? Ave Matignon, Champs-Elysées, Place Vendôme, etc. Les "caisses sont vides" ? Pas toutes.
Par Patrick d'Elme
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Mercredi 3 décembre 2008

"L'arrestation musclée de l'ancien directeur de publication de Libération tombe mal alors que les Etats généraux de la presse battent leur plein", titre France-Soir. Moi, je trouve qu'elle tombe plutôt bien, puisque ça permet d'en parler.

 

Chacun doit savoir que tous les matins, sur le coup de sept heures, voire un peu avant, des dizaines d'équipes de policiers ou gendarmes réveillent, partout en France, des dizaines de "présumés innocents", rarement journalistes, à grands coups de pied dans les portes, devant des enfants effarés, le gyrophare bleu tournant sur les voitures, histoire de s'assurer que tout le voisinage soit au courant, qui pour délivrer un mandat d'amener, qui pour ouvrir une garde à vue.

Dans notre démocratie soi-disant civilisée, les juges - et leurs complices, les "forces de l'ordre" - disposent de pouvoirs exhorbitants au mépris de toute humanité pour leurs concitoyens... qui pourtant les financent. Tout ceci est occulté, parce que dans 5% des cas il s'agit d'intercepter des personnes réellement malhonnêtes, et dans 1 pour mille des criminels ou délinquants.

Mais les 95% de "présumés innocents"... qui vont se révéler réellement innocents, quel recours ont-ils contre ces abus de pouvoirs, violents, oui, violents, qu'ils ne méritaient pas ? Aucun. Et ce n'est pas Mmes Dati et Alliot-Marie qui vont arranger la situation !

Par Patrick d'Elme
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Lundi 17 novembre 2008

C'est ici, me dit l'Administration de mon Blog, mon centième "Post". Ca se fête, chers lectrices et lecteurs !

J'ai souvent écrit sur Carrefour qui a occupé presqu'une quinzaine d'années de ma vie, du temps où j'étais responsable de sa communication et proche de ses fondateurs (cf. mes "posts" du 21.01, 9.03, 29.06, 3.O7, 10.07, et sans doute quelques autres que j'oublie).

Le Figaro
d'aujourd'hui m'en redonne l'occasion en publiant un long article sur une pleine page sous le titre : "Carrefour rapetisse ses grands hypermarchés". On leur a même donné un nom: les TGH, c'est-à-dire les "très (ou trop ?) grands hypermarchés". S'agit-il d'une revanche des nains de jardins, ceux-là même avant-hier méprisés et décrits comme des MVR (magasins à volumes réduits) ?

Même pas. Il suffisait, depuis des années, de regarder autour de soi  pour comprendre qu'une nuée de magasins spécialisés occupait de plus en plus tous les créneaux du non-alimentaire (électroménager, textile, sport, culture, etc.) avec un meilleur assortiment et de meilleurs prix, que la population vieillissait, que la taille des "foyers" ne cessait de se réduire, que le temps devenait la matière la plus rare, malgré l'allongement de l'espérance de vie, que "prendre la voiture pour aller faire des courses" n'était plus un plaisir , que l'énergie serait toujours plus chère, que la proximité devenait écologique.

Mais ceux qui étaient aux manettes, dont Daniel Bernard, Monsieur Parachute Doré (MPD ?), n'ont rien vu venir.

Par Patrick d'Elme
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