Texte Libre

Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 18:42
C'est le titre d'une série de télévision (voire même de plusieurs), mais c'est aussi un métier à temps complet chez Natixis qui en emploie une telle quantité qu'ils se répandent dans tous les journaux. Pas un article sur l'économie sans que ne soit cité un "expert de Natixis". Pour mémoire, c'est la banque française qui a perdu le plus d'argent ces trois dernières années. Comprenne qui pourra !
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 26 avril 2009 7 26 /04 /Avr /2009 18:10
En 1958, à Annecy, puis en 1963, à Sainte-geneviève des Bois, la première raison d'être de Carrefour c'était le "discount" (plus le parking, le libre-service et tout sous le même toit). Aujourd'hui la voiture n'a plus la cote, le libre-service est partout et l'assortiment est plus intéressant chez les grandes surfaces spécialisées. Autant dire qu'il ne reste pas grand chose aux hypermarchés en général, et à ceux de Carrefour en particulier, pour attirer les clients, sinon les prix bas.

A la fin des années 70, Carrefour inventa les Produits Libres, notamment libres d'emballages colorés et de publicité, donc sensés être moins chers...(et, de fait, ils l'étaient, surtout parce qu'il n'y avait pas besoin d'un réseau de représentants pour les vendre!). Opération tout de même soutenue par de massives campagnes de publicité qui ont fait la fortune et la gloire de Jacques Séguéla. Hélas! contrairement à l'enthousiasme de notre publicitaire national, les consommateurs n'étaient pas très enclins à acheter ces produits qu'ils appelaient au mieux les "produits Carrefour", au pire les "produits blancs".

Donc, au début des années 80, on inventa les "produits Carrefour", puisque c'est ainsi que les appelaient les clients, et on mit des couleurs sur les emballages. Le slogan était: "Aussi bons, moins chers". Et cette MDD, comme on dit, c'est-à-dire cette "marque de distributeur" connut un grand succès qui ne s'est pas démenti.

Puis à la fin des années 80, Carrefour déjà sérieusement attaqué par les "hard discounters", malgré le pare-feu qu'il avait lui même créé avec les magasins Ed, mit en rayon des produits "premiers prix", c'est-à-dire moins bons, mais encore moins chers.

On aurait pu penser avoir ainsi résolu la quadrature du cercle ! Pas du tout. Les journaux nous apprennent  que Carrefour développe une gamme de produits encore moins chers, low-coast selon le terme à la mode.

Il est peut-être un peu tard. La gloutonnerie des actionnaires majoritaires ayant depuis plus de 15 ans flingué les gênes originaux du discounter, et les clients s'en étant aperçus - comme toujours -, il est probable qu'ils ne reviendront pas si facilement... Sans doute serait-il plus intelligent de réfléchir à une utilisation tout à fait différente des milliers de M2 qui restent sur les bras de Carrefour...
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 25 avril 2009 6 25 /04 /Avr /2009 19:08
Réponse: les juges, comme chacun sait. Les patrons de Burgaud s'étaient déjà tous disculpés les uns les autres. Il ne restait plus que le lampiste (qui, tout de même, avait envoyé pas mal de monde en taule, dont l'un s'est suicidé, détail !). Il a donc écoppé d'une "réprimande" (je ne savais pas que ce terme existait pour les adultes, je croyais que ça s'arrêtait à la fin du collège). Pas même une fessée ou quelques coups de règle en fer sur les doigts, comme au bon vieux temps. Une "réprimande". On croit rêver...

Mais on ne rêve pas. Ces gens-là, si prompts à condamner leurs semblables, constituent une caste, une confrèrie, une corporation, peut-être même une "association de malfaiteurs" et s'exonèrent des règles de la plus élémentaire des justices. On sait à quoi s'en tenir.
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 21 avril 2009 2 21 /04 /Avr /2009 15:01

Oui, oui, oui, je sais, mes fans me réclament et je ne suis pas très contributif sur mon blog ! Mais que voulez-vous, l'actualité n'est pas très passionnante. Les excuses de Mme Royal me paraissent tout aussi ridicules que les invectives de Monseigneur Lefebvre. Tout ceci relève du cinéma et n'a aucun rapport avec la réalité vécue par les gens.

Deux choses tout de même, moyennement importantes certes, mais significatives:

Le débat sur les droits d'auteurs, le piratage via Internet, etc. (la fameuse loi Hadopi et le non moins célèbre "Rideau rouge" dont Gilbert Bécaud avait jadis fait un succès). Je vois bien qu'il clive mes ami(e)s les plus chers.
Qui a raison de ceux qui voudraient que la création artistique ou intellectuelle soit gratuite (alors qu'ils continuent sans rechigner à passer à la caisse au supermarché pour acheter des marques hors de prix) et de ceux qui voudraient que les héritiers, puis les héritiers des héritiers, soient rémunérés à vie parce que leur aïeul a fait un "tube" ? N'y a-t-il pas un juste milieu entre ces deux voies radicales ?

Et puisqu'on parle de "protection" (à croire qu'on devient complètement infantile !), à quoi rime ce projet de créer un fichier de plus centralisant les demandeurs de crédits au motif d'épargner de futurs possibles "surendettés" ? Un fichier de plus, c'est toujours un peu de liberté en moins.

Bon, c'est promis, je vais m'épancher plus souvent.

Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 29 mars 2009 7 29 /03 /Mars /2009 19:11
Ca veut dire "Donnez la priorité aux gens". Environ 15.000 personnes ont défilé à Londres pour dire avant le G 20 qu'il devenait urgent de s'occuper des êtres humains et pas seulement du fric. C'est bien. Mais 15.000, c''est pas beaucoup...
Je collabore dans un think tank ("un réservoir d'idées" - je préfèrerais d'ailleurs que ce soit un déversoir  d'idées) qui a été créé à Bordeaux et s'appelle l'Institut des Deux-Rives. L'un de ses objectifs c'est de mettre "l'homme au centre". Une autre façon de dire "put people first".
 Michel de Certeau, jésuite, philosophe, écrivain, aujourd'hui disparu, disait : "En mai 68, on a pris la parole, comme en 89 on a pris la Bastille". Etonnant qu'il faille tous les 40 ans rappeler cette banalité : oui, les personnes ne devraient pas être au service des billets de banque, mais le contraire.

Bon, je profite de l'occasion pour faire un peu de publicité : notre Institut vient de publier le premier ouvrage en français sur l'Economie créative (c'est édité chez Denis Mollat et ça se trouve dans toutes les [bonnes] librairies, ou sur Internet). Le prix ? 9 € ! Comme quoi on peut avoir des idées pour pas cher. Bon, je dis ça pour celles et ceux que le sujet intéresse, personnellement je ne touche pas de droits d'auteur, et c'est très bien ainsi.
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 14:59
Dans le même n° de l'Express de ce jour : "Les clients ne sont plus là pour acheter; les banques ne sont plus là pour prêter. Et cela exige des bouleversements durables" (Jacques Attali). Mais, dans le supplément du même magazine, on nous propose enfin la "mythique montre Ballon bleu de chez Cartier qui se démocratise (sic), désormais disponible acier [avant seulement disponible en or, que j'te dis pas l'prix, c'est indécent !] pour seulement 4.430 € On y trouve aussi des espadrilles (oui, oui, des espadrilles) "revisitées par Hermès pour 270 €" (mais disponibles en cinq coloris !). Bref, la vie continue...
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 1 mars 2009 7 01 /03 /Mars /2009 21:37

M. Antoine Bernheim, 85 ans, est considéré par L'Express comme "une sorte de monstre sacré de la finance", quelqu'un qui "pendant quarante ans a façonné le paysage des affaires".

 

S'ensuit une biographie  (on peut dire une hagiographie) où n'apparaît pas son passage à la tête d'Euromarché, consécutif au décès de Gérard Seul. Pourquoi ce silence sur trois ans de sa carrière ?  Serait-ce parce qu'il a réussi à couler l'affaire au point de la refourguer en catastrophe à Carrefour au prix des murs ?

Il est vrai que ce Monsieur qui donne des leçons quand on lui en demande (nos News sont très experts en flagorneries!) et trouve que ses confrères financiers étaient "trop imprudents, incompétents ou âpres", a sans doute oublié que dirigeant l'une des quatre premières entreprises de discount françaises  (avec Leclerc, Intermarché et Carrefour)  il l'a précipitée dans le mur en augmentant "subrepticement", disait-il, mais "suffisamment" ont pensé les clients, pour accroître les bénéfices de 30% ! Bien entendu, quand les clients - très rapidement - se sont aperçus que le discount n'était plus à l'ordre du jour, ils ont (comme disait André Essel, le fondateur de la Fnac) "voté avec leurs pieds". C'est-à-dire partis à la concurrence.

Chut ! Silence ! MONSIEUR BERNHEIM, c'est MONSIEUR BERNHEIM ! Mettez un financier à la place d'un commerçant à la tête de vos affaires et préparez-vous à fermer boutique.

Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 10:40
Voici ce que nous propose le magazine Le Point (en vente dans tous les kiosques pour 3,50 €) : Robe en shantung de soie à 3.720 €, costume trois pièces en laine et soie à 3.700 €, sac "48 heures" en cuir et lin à 2.350 €, blazer à 1.288 €, chaussures à 1.400 € (la paire), etc. Besoin de commentaires ?
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mardi 3 février 2009 2 03 /02 /Fév /2009 14:46
A l'heure de la crise économique que chacun connaît, Publicis (l'agence aux deux milliard d'euros, cf. mon précédent post !) diffuse sur les écrans télés ce spot pour son client Renault : "La France avance, Renault accélère". En effet : - 7% de ventes en janvier.
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 30 janvier 2009 5 30 /01 /Jan /2009 23:20
Le 26 décembre dernier, Lars Olofsson, nouveau président de Carrefour (venu de Nestlé) convoquait Vincent Bolloré, pdg d'Havas, et Mercedes Erra, présidente de BETC Euro RSCG, qui pilotait une grosse partie du dossier Carrefour. Certes, cette agence ne brillait pas particulièrement sur ce segment depuis quelques années (c'est difficile de défendre une cause perdue...), mais là n'était pas le sujet. Maître Olofsson, sur son arbre perché, leur tint à peu près ce langage: "Maurice Lévy est mon ami. Je lui confie l'ensemble des budgets Carrefour. Je vous congédie."

Pas de compétition. Pas de concours de talents. Pas d'éthique professionnelle. Pas de faux-semblants. Ca a l'avantage de la clarté. Pas d'hypocrisie, comme dirait Nicolas. Puisque je suis le Roi, je décide. Ce qu'en pensent les directeurs de magasins, de régions, de pays ? Je m'en moque. L'intérêt de l'enseigne ? Publicis se débrouillera. Même dans les pays comme l'Espagne où le réseau n'existe pas ? On fera avec.

Mais "tout", c'est quoi ? La pub, certes, mais... L'édition ? L'achat d'espace ? La promotion ? Tout, c'est tout !

A propos, combien ? Deux milliards d'euros.
Par Patrick d'Elme
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus