Oui, oui, oui, je sais, mes fans me réclament et je ne suis pas très contributif sur mon blog ! Mais que voulez-vous, l'actualité n'est pas très passionnante. Les excuses de Mme
Royal me paraissent tout aussi ridicules que les invectives de Monseigneur Lefebvre. Tout ceci relève du cinéma et n'a aucun rapport avec la réalité vécue par les
gens.
Deux choses tout de même, moyennement importantes certes, mais significatives:
Le débat sur les droits d'auteurs, le piratage via Internet, etc. (la fameuse loi Hadopi et le non moins célèbre "Rideau rouge" dont Gilbert Bécaud avait jadis fait un succès).
Je vois bien qu'il clive mes ami(e)s les plus chers.
Qui a raison de ceux qui voudraient que la création artistique ou intellectuelle soit gratuite (alors qu'ils continuent sans rechigner à passer à la caisse au supermarché pour acheter des marques
hors de prix) et de ceux qui voudraient que les héritiers, puis les héritiers des héritiers, soient rémunérés à vie parce que leur aïeul a fait un "tube" ? N'y a-t-il pas un juste milieu entre
ces deux voies radicales ?
Et puisqu'on parle de "protection" (à croire qu'on devient complètement infantile !), à quoi rime ce projet de créer un fichier de plus centralisant les demandeurs de crédits au motif d'épargner
de futurs possibles "surendettés" ? Un fichier de plus, c'est toujours un peu de liberté en moins.
Bon, c'est promis, je vais m'épancher plus souvent.
M. Antoine Bernheim, 85 ans, est considéré par L'Express comme "une sorte de monstre sacré de la finance", quelqu'un qui "pendant quarante ans a façonné le paysage des affaires".
S'ensuit une biographie (on peut dire une hagiographie) où n'apparaît pas son passage à la tête d'Euromarché, consécutif au décès de Gérard Seul. Pourquoi ce silence sur
trois ans de sa carrière ? Serait-ce parce qu'il a réussi à couler l'affaire au point de la refourguer en catastrophe à Carrefour au prix des murs ?
Il est vrai que ce Monsieur qui donne des leçons quand on lui en demande (nos News sont très experts en flagorneries!) et trouve que ses confrères financiers étaient "trop imprudents, incompétents ou âpres", a sans doute oublié que dirigeant l'une
des quatre premières entreprises de discount françaises (avec Leclerc, Intermarché et Carrefour) il l'a précipitée dans le mur en augmentant "subrepticement", disait-il, mais
"suffisamment" ont pensé les clients, pour accroître les bénéfices de 30% ! Bien entendu, quand les clients - très rapidement - se sont aperçus que le discount n'était plus à l'ordre du jour, ils
ont (comme disait André Essel, le fondateur de la Fnac) "voté avec leurs pieds". C'est-à-dire partis à la
concurrence.
Chut ! Silence ! MONSIEUR BERNHEIM, c'est MONSIEUR BERNHEIM ! Mettez un financier à la place d'un commerçant à la tête de vos affaires et préparez-vous à fermer
boutique.
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